1880 : Méthode de l'oeil et de l'oreille

L'observateur compte les secondes en synchronisme avec les battements à la seconde d'une pendule à balancier tandis que l'image de l'étoile entre dans le champ de l'instrument. L'œil à l'oculaire et l'oreille à l'écoute de la pendule, il doit estimer à un dixième de seconde près l'heure de passage de l'étoile derrière un fil repère vertical fixe… Il doit aussi mesurer, en bissectant l'image de l'étoile par un fil repère horizontal mobile, l'écart en hauteur de cet image par rapport au centre du champ. Pendant ce temps, un assistant mesure l'angle de calage de l'instrument au moyen de 4 microscopes de lecture et d'un cercle gradué de 5' en 5'.

Vers 1910 : Micromètre "impersonnel"

Le fil repère est monté sur un chariot micrométrique se déplaçant à la vitesse de l'image de l'étoile dans le champ. L'observateur corrige la vitesse du chariot pour que l'étoile bissecte en permanence le fil repère. Les temps de passage du chariot, donc de l'étoile, à différentes positions fixes par rapport au centre du champ sont enregistrés sur un chronographe imprimant au centième de seconde.

1981 : L'instrument méridien automatique

L'oeil de l'observateur et le micromètre impersonnel sont remplacés par un dispositif automatique de poursuite de l'image stellaire comprenant deux chariots croisés mobiles, un analyseur d'image et un photomultiplicateur. De plus 4 microscopes photoélectriques d'interpolation mesurent automatiquement l'angle de calage de l'instrument à partir d'un cercle divisé très précis. Le calage de l'instrument dans la direction approchée de l'étoile (choisie sur programme) et toutes les mesures nécessaires sont pilotées et enregistrées en temps réel par l'ordinateur. La vitesse d'observation est en moyenne de 40 étoiles à l'heure. La précision obtenue sur la position d'un objet observée 6 à 8 fois, est d'environ 0.05" jusqu'à la magnitude 12,5.

Pendant 10 ans l'instrument méridien automatique a été utilisé surtout pour la préparation du catalogue d'entrée du satellite Hipparcos, et l'établissement d'un repère secondaire d'étoiles faibles (magnitude 11 à 12).

1994 : L'instrument méridien à détecteur CCD

Le dispositif de poursuite photoélectrique est remplacé par un détecteur CCD (mosaïque de 512x512 photoéléments), fixé dans le plan focal de l'instrument. CE DETECTEUR EST 10000 FOIS PLUS SENSIBLE QUE L'ŒIL DE L'OBSERVATEUR. Par un habile transfert de charges de colonne à colonne, à la vitesse de passage des images stellaires dans le champ, on obtient une image numérique de la bande de ciel défilant devant le détecteur pendant plusieurs heures.

Depuis 1996

La matrice CCD est maintenant une mosaïque de 1024x1024 photoéléments et couvre donc un champ de 28'. Suivant les régions du ciel, l'instrument mesure 3500 à 30000 objets par heure jusqu'à la magnitude 16. La précision est toujours de l'ordre de 0.05" mais jusqu'à la magnitude 14-15.

Début 2007

Rénovation du pointage de la lunette avec l'installation d'un codeur absolu ZE65S de 65536 pas


Dernière mise à jour : 01/06/2007

Responsable de cette page : J.F. Le Campion