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Les métiers de l’astronomie


L’astronomie

                                                                                                                                                
Comment est né l’Univers ? La vie est-elle apparue sur la planète Mars dans un lointain passé ? Que se passe t-il quand deux galaxies entrent en collision ? Y a-t-il un trou noir au centre de toutes les galaxies ? L’astronomie, sans doute la plus ancienne de toutes les sciences, se pose toutes ces questions et bien d’autres. Elle étudie le Soleil et ses planètes, les étoiles et les planètes autour d’elles — les planètes extrasolaires—, les nébuleuses de matière interstellaire, les galaxies, et enfin, l’origine et l’évolution de l’Univers.

L’astronomie se scinde en diverses branches : l’astrométrie étudie la position et le mouvement des astres, la mécanique céleste traite des lois régissant le mouvement des astres. La troisième branche, c’est l’astrophysique, où l’on s’appuie sur les observations et les principes de la physique pour comprendre la constitution, le fonctionnement et l’évolution des astres observés.

L’astronomie fait ainsi appel à de nombreuses disciplines, comme les mathématiques, la physique, la chimie et l’informatique, voire la biologie pour ce qui est de la vie extraterrestre !

Pour faire de grandes découvertes en astronomie, il faut des moyens d’observation à la pointe du progrès : ce sont les grands observatoires au sol ou les missions spatiales.

Ces observatoires sont équipés d’une instrumentation très performante, souvent conçue par les chercheurs eux-mêmes, et réalisée par des équipes internationales en collaboration avec des industriels.

Ces résultats d’observation nouveaux poussent les chercheurs à améliorer leurs modèles, aidés par l’accroissement de la puissance de calcul des ordinateurs, mais aussi à imaginer des théories nouvelles pour mieux interpréter les observations.



Les métiers de l’astronomie

Chercheurs, ingénieurs, techniciens, et personnels administratifs : il faut tous ces métiers pour que l’astronomie progresse. Les métiers administratifs ne sont pas spécifiques, mais permettent d’évoluer dans un monde professionnel lié à l’astronomie. L’astronomie n’est pas uniquement accessible aux seuls chercheurs. Il existe de nombreux « métiers de l’astronomie » avec des niveaux de qualification et d’études variés, et qui permettent d’assouvir la même passion de façon différente et complémentaire.

Chercheur(se) et enseignant-chercheur(se)

Pour devenir chercheur, il faut envisager des études longues :
- un baccalauréat scientifique
- cinq ans d’études scientifiques, physique ou parfois mathématiques, dans le cadre d’une université ou d’une grande école (principalement les Ecoles Normales Supérieures, l'Ecole Polytechnique, l'Ecole Centrale, l'Ecole de Physique et Chimie de Paris, l'Ecole Supérieure d'Optique) afin d'obtenir un diplôme de Master .
- trois années dans un laboratoire de recherche afin de préparer une thèse de doctorat  sous la direction d'un chercheur. Cette thèse peut être financée par une allocation de recherche.
A l’issue du doctorat, un séjour postdoctoral de 2 à 3 ans à l’étranger est une étape importante.
Ensuite, il faut postuler aux concours nationaux de la fonction publique qui ont lieu chaque année. Trois types de postes sont offerts aux candidats :
- chargé de recherche au CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique)
- astronome adjoint du corps des astronomes et physiciens (Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche)
- maître de conférences dans les universités (Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche)
Un maître de conférences est un enseignant-chercheur, ce qui veut dire qu’il partage son temps entre l’enseignement et la recherche. Un astronome consacre aussi une partie de son activité à enseigner. Il existe en plus petit nombre des postes de chercheurs au CEA (Commissariat à l’Energie Atomique). Enfin, il faut noter que plus de 20% des chercheurs en astronomie sont des femmes.
Un chercheur doit être autonome, mais aussi savoir travailler en équipe, que ce soit dans son laboratoire, ou au sein de collaborations nationales ou internationales. Une bonne maîtrise de l’anglais est indispensable, et d’autres langues sont les bienvenues ! Au quotidien, un chercheur ne fait pas que produire de nouveaux résultats scientifiques : il enseigne, encadre des étudiants, présente ses résultats dans des congrès internationaux, donne des conférences pour le grand public, conçoit de nouveaux instruments, recherche des financements pour ses projets... Tout chercheur consacre désormais une partie importante de son temps à rédiger des documents aussi bien en français qu’en anglais. C’est le cas des demandes de temps d’observation sur les grands téléscopes, ou encore des publications scientifiques dans des journaux internationaux, désormais sous forme électronique aussi bien que papier, qui lui permettent de faire connaître ses travaux à la communauté. En fait, les astronomes passent de moins en moins de temps au télescope : les observations sont souvent faites sur place par des équipes spécialisées, puis envoyées au chercheur par Internet, ou encore centralisées dans des bases de données.
La direction d’une équipe de recherche ou d’un laboratoire fait partie de la carrière normale d’un chercheur. Il est également habituel de prendre part à des tâches d’animation scientifique de la communauté en siégeant dans des conseils ou des comités d’experts nationaux ou internationaux.


Ingénieur(e) technicien(ne)

Sans instrumentation très performante, il n’y a pas de progrès en astronomie. Les ingénieurs et les techniciens jouent donc un rôle très important dans la recherche en astronomie ; leur nombre excède d’ailleurs celui des chercheurs. Toutes sortes de carrières sont possibles, avec des niveaux de qualification variés:

 - Technicien : Baccalauréat scientifique ou technique, DEUG, diplôme de chimiste, électronicien, électro-mécanicien, opticien,   informaticien, physicien, radioélectricien, statisticien délivré par une Ecole Technique Spécialisée ou un Institut Universitaire.
- Assistant-Ingénieur : DUT, BTS, diplôme équivalent délivré par un établissement d'enseignement public ou privé.
- Ingénieur d'Etude : Licence,  Master, diplôme équivalent délivré par un Etablissement d'Enseignement Supérieur public ou privé.
- Ingénieur de Recherche : Thèse de doctorat, diplôme d'ingénieur délivré par une Ecole Nationale Supérieure ou une Université.

Les métiers sont généralement de très haute technicité. Les activités vont de la thermique, l’électronique, la mécanique, l’optique, à l’informatique et au calcul scientifique, sans oublier la gestion de projet au plus haut niveau. Ingénieurs comme techniciens travaillent en équipe, en étroite collaboration avec les chercheurs, autour d’un projet bien défini sur une durée fixée (typiquement de 2 à 5 ans). Au quotidien, les techniciens assistent les ingénieurs, dans l’ensemble des phases de réalisation d’un projet (prototypage, réalisation, tests…). Les ingénieurs en collaboration avec les chercheurs conçoivent, définissent et réalisent des instruments qui seront utilisés en laboratoire,
ou installés dans les observatoires ou sur les missions spatiales. La collaboration internationale est la règle, avec par exemple l’ESO (Observatoire Européen de l’hémisphère austral), l’agence spatiale française (CNES) ou européenne (ESA), voire américaine (NASA), impliquant aussi l’industrie (EADS, ALCATEL, ASTRIUM...) et divers organismes de recherche (ONERA, CEA). A nouveau, l’anglais est la langue de travail, et les déplacements à l’étranger peuvent être fréquents ! Une fois achevés et placés au foyer d’un télescope, le
fonctionnement de ces instruments sera la tâche d’un opérateur. Les ingénieurs sont aussi souvent chargés de développer des technologies nouvelles qui seront utilisées plus tard sur de nouveaux instruments. Enfin, le développement des réseaux informatiques et des bases
de données ont conduit à l’apparition de nouveaux métiers dans les laboratoires : webmestre, gestionnaire de réseaux, gestionnaire de bases de données…

La carrière d’un ingénieur ou d’un technicien n’est pas figée ; son niveau de responsabilité peut augmenter suivant ses compétences et ses capacités. Comme dans le cas des chercheurs, le recrutement se fait par un concours national de la fonction publique, dans le cadre du CNRS ou celui de l’enseignement supérieur.

Communication et scientifique & vulgarisation

L’astronomie connaît un énorme engouement de la part du grand public et pour qui veut communiquer sa passion de l’astronomie, il
existe divers métiers autour de la communication : journaliste scientifique, animateur de planétarium, de musées... Pour ces métiers,
seules les bases élémentaires de l’astronomie sont nécessaires. Plusieurs écoles spécialisées offrent ce type de formation en France.


Les carrières
 
Les salaires nets sont ceux de la recherche publique et de l’enseignement supérieur. Ils commencent environ à 1500 euros par mois pour atteindre 3000 euros par mois en milieu de carrière pour les ingénieurs et les chercheurs. La deuxième moitié de la carrière peut permettre des progressions substantielles mais tout le monde n’en profite pas. La fin de carrière permet d’atteindre une fourchette qui va
entre 3700 et 5500 euros par mois.

Les salaires des administratifs et des techniciens sont typiquement ceux de la fonction publique. Il est clair que la passion et l’intérêt du métier, les conditions de travail, notamment l’autonomie et le travail en équipe, dont bénéficient les personnels de la recherche, sont des moteurs plus puissants que le salaire lui-même.



Quelques liens :

Les carrières au CNRS
http://www.sg.cnrs.fr/drh/default.htm
Département scientifique Mathématiques, physique, planète et univers
http://www.cnrs.fr/fr/departements/Mppu.htm
L’Institut National des Sciences de l’Univers
http://www.insu.cnrs.fr/
Conseil National des Astronomes et Physiciens
http://wwwusr.obspm.fr/commissions/cnap/CNAP.html
Conseil National des Universités Section Astronomie
http://www-obs.cnrs-mrs.fr/cnu/

Ministère délégué à la Recherche
http://www.recherche.gouv.fr/
Le portail de l’internet scientifique
http://www.science.gouv.fr/
L’enseignement supérieur (Universités, IUT...)
http://www.education.gouv.fr/pid10/enseignement-superieur-et-recherche.html
L’atlas des formations du supérieur (LMD)
http://www.education.gouv.fr/pid42/formations-et-diplomes.html
Annuaire des formations doctorales et des unités de recherche

 

 

 

20/01/09

 

Laboratoire d'Astrophysique de Bordeaux - Observatoire Aquitain des Sciences de l'Univers - Université Bordeaux 1 - CNRS (UMR 5804)
2, rue de l'Observatoire - BP 89 - 33271 FLOIRAC CEDEX - FRANCE
Tel : 0 (33) 5 57 77 61 00 - Fax : 0 (33) 5 57 77 61 10

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