Les Collections Patrimoniales de l’Observatoire Astronomique
de Bordeaux

(construction du bâtiment d'observations méridiennes, fin XIXe siècle - cf. inventaire général de l'Observatoire)
Visite virtuelle des instruments du site en un clic de souris!... 
Un site, une implantation historique
L'Observatoire astronomique de Bordeaux, aujourd'hui unité mixte de recherche CNRS-Université Bordeaux 1, a été
crée en 1878 par Georges Rayet (1839-1906), astronome originaire de Bordeaux. Chargé de réaliser des études d'astronomie, de météorologie et de magnétisme terrestre, l'Observatoire se dote d'une instrumentation spécialisée dans ces domaines.
Jusqu’aux
années 1970, les activités scientifiques ont
été orientées essentiellement vers la mécanique
céleste (calcul de la trajectoire des astres) et l’astrométrie (repérage de la position exacte des astres). Par la suite, les activités se sont diversifiées autour de la technique des ondes radioélectriques et des thématiques nouvelles en astrophysique et en aéronomie (étude de l'atmosphère terrestre).
Un site, un patrimoine
La majeure partie de la collection illustre l'instrumentation typique d'un observatoire de la fin du XIXe siècle. La collection, propriété intégrale de l'Université Bordeaux 1, se compose de 239 objets dont 148 instruments d'astronomie, ainsi que de 4322 plaques photographiques.
Légende: 1: Radiotélescope Würzburg (photo Observatoire de Bordeaux) - 2: Chronomètre de marine de Gondolo et Caillier, 1874 (photo M. Dubau@inventaire général-ADAGP-OASU 2004) - 3: Héliostat de Silbermann, 1884 (photo M. Dubau@inventaire général-ADAGP-OASU 2004) - Lunette équatoriale (photo Observatoire de Bordeaux) - 5: Théodolite de Gambey, XIXe siècle (photo M. Dubau@inventaire général-ADAGP-OASU 2004) - 6: Anneau équinoxial de Cole, fin XVIIIe siècle(photo M. Dubau@inventaire général-ADAGP-OASU 2004)
Le site de Floirac abrite 7 instruments d’observation : 4 lunettes, 1 télescope de 60 cm, 2 radiotélescopes. Exemple type d'instrument d'intérêt patrimonial autant que scientifique, la "lunette méridienne" a été constamment modernisée depuis le XIXe siècle et est toujours en activité: elle sert notamment à déterminer la position actuelle d'étoiles enregistrées sur des plaques photographiques il y a plus de cent ans à l'Observatoire (Clichothèque). Ainsi, grâce aux positions anciennes et nouvelles de ces étoiles, il est possible de calculer leurs mouvements propres.
Des subventions
du Ministère de la Culture et de la Région Aquitaine
ont permis la rénovation des coupoles et des instruments
d’observation. Tous les instruments ont été
recensés dans le cadre de l’inventaire du patrimoine
astronomique national. La collection instrumentale présentée au public témoigne de la pratique scientifique
menée dans les observatoires au XIXe siècle et du développement des recherches actuelles en astrophysique.
Les archives de l'Observatoire Astronomique de Bordeaux ont été inventoriées et classées dans le cadre d'une thèse de doctorat sur l'histoire de l'Observatoire, en partenariat avec les Archives Départementales de la Gironde. Elles sont en dépôt organisé à l'Observatoire même pour maintenir un fonds documenté proche des instruments et continuent toujours à être complétées et enrichies.
En outre, l'Observatoire Astronomique de Bordeaux a dans
sa bibliothèque patrimoniale des collections complètes ou
importantes de grandes revues internationales d'astronomie,
d'astrophysique et de géophysique ainsi que des éphéméridesdes et des publications
d'observatoires nationaux et internationanux. Les autres
imprimés comprennent des titres d'astronomie, de
mathématiques et de physique.
Le fonds
ancien,
assez riche en géodésie et en
mécanique céleste, conserve de nombreux titres
antérieurs à 1900, parmi lesquels des oeuvres
complètes ou des chefs-d'oeuvre d'Aristote, Copernic,
Galilée, Huygens, Newton, Lalande, Bailly, Delambre...
Un ensemble
assez
homogène de titres (1740 à 1751) est
relatif à la mesure de la terre et aux grandes
expéditions (équatoriale et polaire) pour
déterminer son écart à la
sphéricité. Sont présentes les oeuvres des
principaux acteurs théoriciens et observateurs de cette
époque fondamentale de la géodésie
française: Cassini II et III, Bouguer, La Condamine, Maupertuis
et Clairaut.
A signaler
également un exemplaire de l'Encyclopédie de Diderot et
d'Alembert, dans son édition originale (1751-1780), complet des
volumes de planches, de suppléments et de tables.
La plus grande partie des collections instrumentales est accessible par l'intermédiaire d'une visite guidée du site, des coupoles et des grands instruments qu'elles contiennent.
Le 3 avril 2009, après une longue période d'étude du site par les experts de la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC), la Commission Régionale du Patrimoine et des Sites (CRPS) a décidé de protéger les 9 édifices suivants au titre des monuments historiques: Pavillon magnétique/téllurique, Bâtiment Rayet, l'Equatorial-Photo, le Grand-Equatorial , le Petit-Equatorial, la Table-Equatoriale, la maison de maître, le Radiotélescope Würtzburg et le Bâtiment Bouguer.